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La symbolique de Sang


Le sang est le symbole de la vie. C'est une substance qui irrigue tout l'organisme. Il joue un rôle respiratoire, nutritif et régulateur.


L'essence de l'homme

Le sang est associé à la symbolique du rouge, du cœur et de la passion. Ainsi, il véhicule des valeurs de noblesse, d'héroïsme et de générosité. Il représente le principe de l’existence de l'homme. Cependant, lorsque le sang coule en dehors du corps, il devient le symbole de la mort. D'ailleurs, des expressions évoquent cette symbolique. C'est, par exemple, le cas des expressions Répandre le sang et Le sang a coulé.


Le sang spirituel

Lors d'un serment, le sang qui coule d'un corps à un autre marque la fraternité et renforce les alliances. Aussi, lors des rites, le sang aspergé, recueilli ou bu garantit le prolongement de la vie. Il s'agit généralement du sang d'un taureau, d'un bouc, d'un coq, et parfois même d'un homme.

Par ailleurs, dans la religion chrétienne, le sang du Christ lave, rachète et éternise la vie des hommes. En effet, son sang qui coule dans le Graal représente le sang de l'immortalité.
Aussi, la transsubstantiation du sang en vin par le Christ a donné naissance à une spiritualité du sang du Cœur sacré. D'ailleurs, vers la fin du Moyen Age ce culte du sang sacré a généré un refus du sang réel et une discrétisation des métiers en rapport avec le sang, comme la boucherie et la chirurgie.


Le sang impur

Le sang féminin est à l'origine de nombreuses superstitions, notamment en raison de l'effroi que suscite son pouvoir reproducteur. Aussi, il est généralement considéré comme impur, notamment le sang menstruel. En effet, dans toutes les sociétés anciennes, il était tenu responsable des mauvaises récoltes et accusé de faire tourner le vin à l'aigre.
En outre, dans la tradition juive, la femme est considérée comme impure durant la période menstruelle. Aussi, elle doit suivre des rituels de purification prescrits par les textes rabbiniques et le Talmud.

Par ailleurs, l'Ancien Testament interdit la consommation du sang animal, certainement parce que le sang est le principe vital : "Que toutes les bêtes qui se meuvent sur la terre soient votre nourriture ! Mais ne mangez aucune créature avec son sang ! Quiconque en mangera, son sang sera répandu" (Genèse, IX, 3-4).


Le sang bleu

Les caractéristiques de l'aristocratie sont supposées se transmettre par le sang masculin. Ainsi, cette valorisation du sang se traduit par la sacralisation du sang royal et l’émergence des princes du sang.
Aussi, cette idéologie aristocratique était particulièrement forte en Espagne. C'est d'ailleurs de ce pays qu'est issue l'expression sang bleu. En effet, elle était utilisée pour qualifier les Espagnols à la peau tellement claire qu'ils semblaient avoir des vaisseaux sanguins bleu. Aussi, cette caractéristique était surtout très présente dans les familles issues des plus vielles souches castillanes, dont le sang n'aurait jamais été souillé avec celui des juifs et des Maures. Puis, cette expression s'est progressivement répandue pour toute l'aristocratie européenne.

Par ailleurs cette notion de "sang pur" est certainement à l'origine des théories raciales modernes, telles le nazisme. En effet, pour les nazis, être de sang pur signifie ne pas avoir de "sang juif" qui coule dans les veines.


Le droit du sang

Le "droit du sang" (ou jus sanguinis) représente le droit d'avoir la nationalité de son père. En France, c'est en 1803, avec le code civil de Napoléon que le "droit du sang" est établi : "Est français l'enfant né d'un père français." Puis, vers la fin du XIXe siècle, lorsque la France devint un pays de forte immigration, le "droit du sol" (ou jus soli) commença à remplacer le "droit du sang".

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