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La symbolique de Jérusalem


La Jérusalem terrestre représente le centre du monde spirituel. En revanche, la Jérusalem céleste est la demeure de Dieu qui descendra sur terre à la fin des temps pour abriter les justes.


La Jérusalem terrestre

La ville de Jérusalem fut fondée bien avant la rédaction des premiers textes bibliques. Plus précisément, les premiers à la conquérir furent Josué, puis le roi et prophète David. Jérusalem devint alors la capitale du royaume d'Israël. Ensuite, Salomon y construisit le Temple. Plus tard, c'est également à Jérusalem que Jésus prêcha. Aussi, lorsqu'il fut crucifié, la ville devint un centre de pèlerinage. De nombreux monastères et églises furent alors construits.
Par ailleurs, selon la croyance musulmane, c'est sur l'esplanade du Temple que doit avoir lieu le Jugement dernier.

Ainsi, que ce soit pour les musulmans, les juifs ou les chrétiens, Jérusalem est un des principaux lieux saints. Elle est le point de mire de toute prière. D'ailleurs, selon un adage rabbinique, dix mesures de beauté auraient été données au monde, dont neuf à Jérusalem.
Aussi, au Moyen Age, la croyance selon laquelle Jérusalem était le centre exacte du monde, était très répandue. On supposait même que la Terre sainte était plus haute que tous les autres pays, et que Jérusalem en était le point culminant.


La Jérusalem céleste

Dès la destruction du Temple et le premier exil des juifs à Babylone, la représentation d'une Jérusalem céleste est apparue. En effet, on se demandait si la vraie Jérusalem ne serait pas finalement le royaume que Dieu instaurera à la fin des temps.
Aussi, cette vision d'une Jérusalem céleste destinée à descendre sur terre fut renforcée avec l’Apocalypse de saint Jean : "Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre ont disparu et la mer n'est plus. Et la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, je la vis qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu, prête comme une épouse qui s'est parée pour son époux." D'ailleurs, la Jérusalem céleste y est décrite de façon très précise : "Elle avait douze portes et, aux portes, douze anges et des noms inscrits : les noms des douze tribus des fils d'Israël. A l'orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes et à l'occident trois portes. Les remparts de la cité avaient douze assises, et sur elles les douze noms des douze apôtres de l'agneau. Celui qui me parlait tenait une mesure, un roseau d'or, pour mesurer la cité, ses portes et ses remparts. La cité était carrée" (XXI, 12-16).
Jérusalem apparaît alors transparente, entièrement faite de cristal et ornée de pierres précieuses, inondée de la lumière divine. Aussi, la ville ne compte aucun temple étant donné que c'est Dieu qui y réside.

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