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La symbolique de Femme


La femme est le symbole de du vice, du péché, de la désobéissance, mais également de la pureté et de l'amour désintéressé. Aussi, la femme est symbolisée par une multitude de mythes tels que Pandore, Ève, Marie...


Pandore

Dans la mythologie Grecque, Zeus demanda à Héphaïstos, son forgeron, de fabriquer la première femme. Celui-ci s’exécuta et créa Pandore, une femme belle, séduisante, mais également très curieuse. Aussi, les dieux lui offrirent une boîte dans laquelle ils déposèrent chacun quelque chose de néfaste, et lui demandèrent de ne jamais l'ouvrir. Mais Pandore, ne pouvant résister à la tentation, finit par soulever le couvercle. Alors, tous les malheurs, les faiblesses et le douleurs s'en échappèrent pour frapper l'humanité. Seule l’espérance resta au fond de la boîte.

Néanmoins, les femmes ne sont pas toutes associées au désordre. En effet, certaines divinités féminines font aussi l'objet de dévotions particulières. C'est le cas, par exemple, de Déméter (déesse de la culture) ou d'Athéna (déesse de la guerre, de la sagesse, des artistes et des artisans) qui symbolise l'influence de l'esprit et de la raison.


Ève

Bien qu'Ève soit la première mère, elle n'est pas associée à la maternité. Au contraire, elle symbolise la femme désobéissante, trompeuse, pécheresse et séductrice. D'ailleurs, c'est elle qui est responsable du péché originel. En effet, selon le mythe, Dieu enlève une côte à Adam pour lui fabriquer une femme sans nom. Mais celle-ci écoute le serpent qui lui propose de cueillir le fruit interdit dans l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Puis, elle décide de partager le fruit avec Adam. Et c'est seulement suite à cet incident que la femme reçoit le nom Ève (Vivant, traduit de l'hébreu).

Par ailleurs, la nature dégénérée de la femme est clairement signifiée dans la seconde Épître de Paul à Timothée : "Je ne permets point aux femmes d'enseigner, ni de prendre autorité sur leurs maris ; mais je leur ordonne de demeurer dans le silence ; car Adam a été formé le premier et Ève ensuite. Et Adam n'a pas été séduit ; mais la femme, ayant été séduite, est tombée dans la désobéissance."
De même, selon Tertullien (écrivain du IIe siècle) les femmes partagent toutes l'ignominie du péché originel et sont responsables de la chute du genre humain. Aussi, il précise : "Vous êtes celles qui avez ouvert la porte au Diable. Vous êtes celles qui avez cueilli le fruit de l'arbre interdit. A cause de vous, le fils de Dieu devait mourir."
Ou encore, selon saint Thomas d'Aquin, la femme est essentiellement défectueuse et inférieure à l'homme auquel elle doit se soumettre.
Enfin, Martin Luther (Moine théologien du XVIe siècle) écrit que, comme châtiment du péché d’Ève, la femme doit s'absenter de l'univers de l'homme pour rester consignée au foyer, comme un clou qu'on enfonce dans le mur.


La Vierge Marie

Dans le Judaïsme comme dans l'Islam, Dieu est résolument masculin et patriarcal. Ces religions ne connaissent aucune transcendance féminine. En revanche, dans le Christianisme, le principe féminin est incarné par la Vierge Marie. Aussi, bien qu'elle soit la mère de Jésus-Christ, elle est associé à la conception divine de ce dernier. En outre, la Vierge Marie elle-même n'a pas été conçue de manière charnelle. Ainsi, elle n'a pas été souillée par le péché originel.

En fait, les origines de la Vierge remonteraient à Isis (déesse égyptienne). En effet, le mythe d'Isis présente de nombreuses similarités avec celui de la Vierge Marie : Isis est la mère d'Horus, lequel devient homme pour régner sur le royaume terrestre. Aussi, au temps du Christ, Isis était la déesse la plus populaire de l'Empire romain. Elle était associée à la fidélité conjugale, à la maternité et à la guérison des malades.
D'ailleurs, de nombreuses Vierges noires (statues faites de basalte) ont été retrouvées dans les églises françaises. Elle représentaient en fait la déesse Isis.


La femme de la poésie courtoise

La femme de la poésie courtoise voit le jour au Moyen Age. Elle est célébrée notamment par les troubadours provinciaux. Cette femme est symboliquement plus proche de la Vierge Marie que d’Ève. Au XIIe siècle, elle devient l'objet d'un culte et de règles de conduite chevaleresque.
Aussi l'amour courtois met en avant l'idée que l'amour passionnel de la femme peut ennoblir l'homme. Cette nouvelle conception de la femme et de l'amour est totalement novatrice en Europe. En effet, jusqu'alors, l'amour passionnel entre les sexes était considéré comme un châtiment des dieux ou comme une folie.
Dans ce nouveau type d'amour, la femme est considérée comme hiérarchiquement supérieure à l'homme, et celui-ci doit constamment faire l'éloge de sa beauté. En outre, cet amour n'est jamais satisfait. Ainsi, le désir n'est jamais assouvi.
La femme de la poésie courtoise a nourri la conception romantique de la femme et de l'amour. Elle représente le début de la libération de la femme, jusqu'alors tiraillée entre Ève et la Vierge Marie.

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